












L'ultime ascension de la côte du Mayeur a fait la différence... Ben Hermans franchit la ligne tout seul. : La Voix du Nord C'est une épreuve à deux temps forts qui restera dans les annales de la 47e édition du Grand Prix des Marbriers. D'abord, jusqu'aux environs de la mi-parcours, c'est une quantité d'attaques plus ou moins tranchantes qui se sont succédé. Sans être très sérieuses compte tenu de la distance restant à parcourir, elles ont quand même parfois donné l'impression de pouvoir être décisives, même si en fait leurs auteurs savaient pertinemment qu'elles étaient vouées à l'échec à plus ou moins long terme. En tout cas, elles ont eu le mérite de muscler l'affrontement et déjà permettre de se faire une idée sur la suite de l'épreuve.
En fait, c'est vraiment lorsque Lubach et Delalande, les deux compères de France Police, Duval (UV Aube), Lavalard (Cambrai), Mathis (VC Beauvais) et Plouhinec (Perche) se sont associés dans le but de tout faire exploser que le sort de la course a vraiment évolué. Ces six hommes, unis et solidaires dans leurs relais, jusqu'au moment où Delalande s'est fait décrocher un peu avant d'aborder la côte du Moulin. Décontenancé, le groupe s'est alors mis à tellement douter qu'un regroupement d'une petite trentaine d'hommes en a profité pour repasser en tête. Ça n'a pas découragé quelques-uns des premiers fuyards d'en rajouter une couche et Plouhinec tout comme Duval se sont à nouveau risqués à la fuite en avant. Mais cette fois pour les accompagner il y avait du beau monde. Charrier, Claeys, Hermans, Cantournet, Pieters, Lavalard, Lubach, Morelle, Bloks et Delalande revenu dans le rythme, ont suivi le tempo. Si un moment la pluie qui s'est malencontreusement mêlée aux débats a paru freiner leurs ardeurs, le bon coup venait de partir.
Une double crevaison, une fois à l'avant, l'autre à l'arrière, a obligé Samuel Plouhinec à des efforts supplémentaires pour retrouver sa place. La cohésion des hommes de têtes était trop forte pour les empêcher de croire au succès de l'échappée. L'écrémage a alors pu s'effectuer normalement au fil des kilomètres. Finalement, il n'en est resté que six à l'approche des 20 derniers à s'entre-déchirer à la loyale.
L'ultime ascension de la côte du Mayeur a fait la différence, Ben Hermans s'adjugeant quelques longueurs suffisantes pour franchir la ligne tout seul.
PAGE RÉALISÉE PAR LIONEL MARÉCHAL ET CLAUDE LIÉNARD (CLP)
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