












Cette année encore, des directeurs sportifs professionnels avaient fait le déplacement à Bellignies. C'était le cas d'Alain Deloeil (Cofidis) qui a parcouru, à pied (10 km), le circuit, pour repérer quelques jeunes prometteurs.
Jean Réveillon était là.- Retour aux sources. Fraîchement atterri de Pékin, où il a assisté aux Jeux olympiques pour la direction de France Télévisions, Jean Réveillon était de passage, hier à Bellignies. Pour plusieurs raisons. « Gamin », comme il l'a indiqué, il venait déjà voir l'épreuve... à laquelle il a aussi participé en tant que coureur. Pour finir, il a couvert le GPM en tant que journaliste. Alors forcément, ça crée des liens.
« Gamelle ».- Le coureur de l'équipe Multisport Cycling, le Belge Didier Dubucquoy, se souviendra du GPM de 2008. Alors qu'il tentait de revenir sur le peloton, ce dernier a fortement ralenti, ce qui a fait stopper net la voiture devant lui. Dubucquoy ne l'a pas vue et il est venu, à 50 km/h, percuter le coffre. Sérieusement blessé aux bras, il a été transféré au centre hospitalier de Maubeuge.
Quel beau vélo !- Le public a pu admirer, avant l'épreuve, les vélos de l'élite des amateurs. De belles mécaniques en carbone qui ont tout de même un coût. Généralement, ces montures sont achetées au prix de 4 000 E. Elles sont revendues à des amateurs de cyclisme 1 200 E, au bout d'un an, après avoir tout de même parcouru 30 000 km.
Primes à gogo.- La municipalité de Bellignies, par la voix de son maire, Danièle Druesnes, a été généreuse elle a en effet donné de nombreuses primes aux coureurs. Et pas toujours les premiers afin d'encourager tout le peloton.
Duval rafle la mise.- Le 3e du 47e GPM, Aurélien Duval (UV Aube), n'aura pas perdu sa journée. C'est lui qui a animé de bout en bout la course. Il était d'ailleurs dans la première échappée qui est partie dès le départ comme un coup de fusil. A l'arrivée, c'est lui qui a effectué le tour plus rapide (13'45'' pour « avaler » 10 km) ; qui a été le meilleur jeune ; et qui a collecté le plus de points (il est passé le plus souvent en tête de la course sur la ligne d'arrivée). Sans oublier qu'il faisait aussi partie de la meilleure équipe. Bref, à lui seul, il a engrangé plusieurs centaines d'euros. Mais, dans le cyclisme, la tradition veut que l'ensemble des gains soit partagé entre les coureurs.
Un parcours difficile.-
A les entendre, certains coureurs n'ont pas apprécié le circuit exigeant du GPM, 160 km, soit 10 tours à parcourir 16 fois. Les côtes du Moulin et du Mayeur ont fait mal aux jambes et les abandons ont été nombreux à leurs pieds. Pour d'aucuns, l'effort était trop violent.
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